De la politique aux résultats : le PS s’exprime

Article paru dans le Journal de Sainte-Croix et environs le 10 septembre 2015

Lundi dernier à la MJC, le Parti socialiste vaudois s’est présenté à la population locale afin de répondre à ses multiples préoccupations. Les orateurs, Pierre-Yves Maillard, conseiller d’État et président du gouvernement, Nicolas Rochat-Fernandez, député et président du Groupe socialiste au Grand Conseil, ainsi qu’Hugues Gander, député, étaient présents tout spécialement pour l’occasion. Ils ont notamment exposé la vision du parti pour l’avenir. Ils ont également répondu aux nombreuses questions du public, particulièrement axées sur le domaine de l’asile, la politique sociale et la création d’un fonds de soutien à l’industrie vaudoise.

Pour une région périphérique telle que la nôtre, il est essentiel de pouvoir défendre ses intérêts vis-à-vis des centres urbains de l’Arc lémanique. Dans cette optique, Nicolas Rochat-Fernandez, député et président du groupe socialiste au Grand Conseil depuis 5 ans, s’est déplacé depuis la Vallée de Joux afin de rencontrer les futurs électrices et électeurs. Il s’est d’emblée exprimé sur les thèmes prioritaires du parti: la lutte contre les licenciements abusifs, le soutien à l’initiative fédérale de l’ASLOCA pour la construction de logements à des prix abordables, la poursuite de la défense du salaire minimum obligatoire, malgré le récent refus par le peuple lors des dernières votations. Il a également abordé le projet de création d’un fonds de soutien à l’industrie vaudoise. Celui-ci a pour but le développement et le maintien d’emplois industriels dans le canton grâce à des cautionnements, des prêts et des aides à fonds perdus.

Thèmes sensibles ; afflux de réfugiés et aide sociale

Pierre-Yves Maillard, Chef du Département de la santé et des affaires sociales, s’est ensuite exprimé avec le charisme et l’aplomb qu’on lui connaît. II a tout d’abord fait le bilan des 10 années passées au gouvernement vaudois ; ouverture de 23 EMS, investissement d’un milliard de francs pour le CHUV, construction d’un nouvel hôpital à Rennaz dans l’est vaudois, actions volontaristes afin que les deux tiers des travailleurs avec famille puissent toucher des subventions d’assurance-maladie. Il a ensuite répondu aux nombreuses questions et préoccupations du public.

Au sujet sensible des réfugiés et de leur afflux grandissant, il indique qu’il y a encore suffisamment de places dans les abris PC dans lesquels il est possible de loger des personnes seules. Par contre, pour les familles, cela se complique compte tenu de la situation déjà tendue sur le marché du logement. A ses yeux, l’évolution du nombre des migrants est à suivre de près afin de pouvoir proposer des solutions humainement acceptables.

Pierre-Y. Maillard s’est également exprimé très clairement sur la problématique des bénéficiaires de l’aide sociale, particulièrement sensible à Sainte-Croix aux yeux de la population. Il a notamment annoncé que les mesures de lutte contre la fraude à l’aide sociale ont permis d’économiser 5 millions sur les 350 millions que coûte l’aide sociale au canton, contre seulement 50’000 francs il y a 10 ans. Parmi les mesures prises, 12 inspecteurs ont été engagés pour mener des enquêtes de terrain et les fichiers de l’aide sociale ont été croisés avec ceux de l’AVS. Ces mesures vont encore être intensifiées avec, par exemple, le croisement des données des bénéficiaires du revenu d’insertion avec d’autres fichiers comme ceux du Service des automobiles, du fisc, etc. Avec de tels outils, le nombre de fraudeurs débusqués a fortement augmenté et, à chaque fois, plainte pénale est déposée.

Il signale aussi que 50% des bénéficiaires de l’aide sociale n’y restent que moins d’une année. A ses yeux, l’aide sociale doit rester une béquille pour les moments difficiles de la vie. Ainsi, à l’avenir, ceux qui refuseront les mesures de réinsertion qu’on leur propose verront leur revenu amputé de 15 à 30%.

Pour clôturer le débat, Hugues Gander lance la proposition d’encourager ces personnes à s’engager dans le bénévolat, tant les besoins sont grands dans ce domaine.

A l’issue de la séance, un apéritif offert par la section locale du PS a permis à l’assemblée de poursuivre les discussions dans la convivialité.

Texte et photos : M. Guinet

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